Camponotus inaequalis (tortuganus)

Amérique du Nord

Lecture rapide :

FAMILLE : Formicidae

SOUS FAMILLE : Formicinae

TRIBU : Camponotini

GENRE : Camponotus

ESPÈCE : Camponotus inaequalis

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Espèce découverte par Carlo Emery en 1895.

NOMS VERNACULAIRES : Cette espèce est nommé “Fourmi grand galop”.

SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Camponotus maculatus. (ancien nom) ou Camponotus tortuganus un synonyme très courant en élevage.

Étymologie genre : “Campo” est une racine du grec “kampé”, signifiant “courbé” et “notus” une racine latine signifiant “dos“

Étymologie espèce : Provenant de “inaequalis”, racine latine signifiant “inégale”.

TAILLE GYNE : 13-14 MM

One Ants

TAILLE OUVRIÈRES : 5-9 MM

TAILLE MAJORS : 10-12 MM

TAILLE MÂLES : 9 MM

MORPHISME : Cette espèce est fortement polymorphe, avec des individus parfois 2 fois plus gros que d’autres au sein d’une même colonie.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Oui, cette espèce peut être confondue avec la majorité des espèces américaines du complexe maculatus.

DESCRIPTION : Camponotus inaequalis est une relativement petite espèce de Camponotus de Floride, de Cuba et des Bahamas de couleur très variable en fonction des localités et des morphes, variant du jaune au marron foncé en passant par l’orange et le marron clair.

Elle possède 3 castes d’ouvrières (major, média, minor). Les majors sont moyennement imposants, les plus gros mesurant presque la taille de la gyne et possédant de très puissantes mandibules. D’après les observations, les médias serviraient principalement de « pots de miel » et s’occuperaient de déplacer le couvain. La pilosité est relativement faible, laissant une apparence très lisse et brillante du tégument, elle est cependant plus abondante chez les mâles. Les gynes peuvent avoir des disparités assez importantes de coloration.

Camponotus inaequalis est l’une des espèces formant le complexe maculatus.

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus inaequalis est une espèce sylvicole, on la retrouve également dans les zones humides à végétation basse ou dans les zones légèrement arborées. Son biotope est à hygrométrie moyenne voire haute et on l’observe uniquement à basse altitude (de 0 à 200m). Les ouvrières fourragent seules ou en groupe. Les nids sont fréquent près des côtes.

Floride, Forêt, Nature, Des Arbres12019

NIDIFICATION : Les nids sont souvent à même le sol, dans la terre ou sous les pierres et parfois dans les troncs d’arbre.

DÉMOGRAPHIE : 10 000 individus, bien que ce genre de colonies ne soit que très rarement observé.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Bien que les petites colonies se fassent très discrètes car soumises à de fortes pressions, cette espèce est très dominante dans son milieu. Les grosses colonies sont très agressives, rivalisant avec les grandes ponerinae ou myrmicinae . Elles sont capables de se défendre en déposant des gouttes d’acide formique sur leur proie/agresseur. Chez cette espèce, on observe un nombre important de rapports trophiques (trophallaxies). Les travailleurs peuvent être observés très loin de leur nid (plus de 20 mètres), ils sont très rapides et réagissent vivement aux mouvements. Le développement est rapide.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de miellat et de nectar provenant des pucerons qu’elle élève et des plantes grasses présentes dans son écosystème. Cette espèce est également frugivore, charognarde et se nourrira donc d’insectes ou plus rarement de viandes. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste, bien qu’en captivité certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps. En captivité on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font de début mars à mi-mai.

GYNIE : Cette espèce est strictement monogyne et ne pratique ni l’oligogynie, ni la pléométrose.

FONDATION : La fondation est indépendante et claustrale. La gyne ne sort pas de sa loge et nourrit ses larves avec ses réserves jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Le cycle de Camponotus inaequalis est endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures.

On retrouve Camponotus inaequalis sur une fine bande de terre entre la Floride, Cuba et les Bahamas.

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 23 à 28 °C. Cette espèce est thermophile, la température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, il pourra aller jusqu’à deux mois et demi pour les majors. La nymphose se fait dans un cocon, les nymphes nues sont un signe d’hygrométrie trop importante, ils donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.

SET UP : En élevage, on privilégiera le tube (15mm ou 18mm) pour la fondation, puis la majorité des éleveurs proposeront un nid en béton cellulaire ou en ciment. Cependant, certains ont choisi avec succès une option plus naturelle : le terrarium. Avec cette espèce, il semblerait que l’effet des huiles anti-évasives soit limité, nous vous conseillons donc le couvercle.

Yann Margollé – Le Bestiolarium

HYGROMÉTRIE : environ 50/ 60%.

DIAPAUSE : Oui, obligatoire de novembre à mars entre 16 et 20 degrés.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FOREUSE ? : Cette espèce n’est pas foreuse mais se mettra a creuser si elle manque de place.

FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement cinq ou 6 ouvrières. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrir régulièrement avec des liquides sucrés.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce géniale qui par ses nombreuses qualités et ses belles couleurs ravira plus d’un éleveur. Récente sur le marché de l’exotique, Camponotus inaequalis n’a pas encore trouvé sa place chez les éleveurs, subissant la concurrence avec Camponotus substitutus et maculatus, d’autres espèces plus connues de son complexe et surtout moins rares et onéreuses.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Cette espèce, nouvellement arrivée sur le marché n’a pas encore de retour sur son maintien en captivité pendant de nombreuses années, cependant d’après les observations des éleveurs, elle semble plutôt facile d’élevage quand ses conditions sont respectées. Il semblerait également que sa grande vitesse et ses pattes élancés lui confère la possibilité de marcher sur les huiles anti-évasives sur de courte distance.

    • Antwiki
    • antweb
    • Instagram @one_ants @extras.ants @trachymyrmex
    • Lebestiolarium (Yann M)

    Photographie de couverture : extras.ants.

    Fiche rédigée par Extras_ants, Trachymyrmex et One_ants

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae
SOUS FAMILLE : Formicinae
TRIBU : Camponotini
GENRE : Camponotus
ESPÈCE : Camponotus inaequalis

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Espèce découverte par Carlo Emery en 1895.

NOMS VERNACULAIRES : Cette espèce est nommé “Fourmi grand galop”.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Camponotus maculatus. (ancien nom) ou Camponotus tortuganus un synonyme très courant en élevage.

Étymologie genre : “Campo” est une racine du grec “kampé”, signifiant “courbé” et “notus” une racine latine signifiant “dos“
Étymologie espèce : Provenant de “inaequalis”, racine latine signifiant “inégale”.

2) MORPHOLOGIE ET IDENTIFICATION :

TAILLE GYNE : 13-14 MM

One Ants

TAILLE OUVRIÈRES : 5-9 MM

TAILLE MAJORS : 10-12 MM

TAILLE MÂLES : 9 MM

MORPHISME : Cette espèce est fortement polymorphe, avec des individus parfois 2 fois plus gros que d’autres au sein d’une même colonie.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Oui, cette espèce peut être confondue avec la majorité des espèces américaines du complexe maculatus.

DESCRIPTION : Camponotus inaequalis est une relativement petite espèce de Camponotus de Floride, de Cuba et des Bahamas de couleur très variable en fonction des localités et des morphes, variant du jaune au marron foncé en passant par l’orange et le marron clair.

Elle possède 3 castes d’ouvrières (major, média, minor). Les majors sont moyennement imposants, les plus gros mesurant presque la taille de la gyne et possédant de très puissantes mandibules. D’après les observations, les médias serviraient principalement de « pots de miel » et s’occuperaient de déplacer le couvain. La pilosité est relativement faible, laissant une apparence très lisse et brillante du tégument, elle est cependant plus abondante chez les mâles. Les gynes peuvent avoir des disparités assez importantes de coloration.

Camponotus inaequalis est l’une des espèces formant le complexe maculatus.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus inaequalis est une espèce sylvicole, on la retrouve également dans les zones humides à végétation basse ou dans les zones légèrement arborées. Son biotope est à hygrométrie moyenne voire haute et on l’observe uniquement à basse altitude (de 0 à 200m). Les ouvrières fourragent seules ou en groupe. Les nids sont fréquent près des côtes.

Floride, Forêt, Nature, Des Arbres12019

NIDIFICATION : Les nids sont souvent à même le sol, dans la terre ou sous les pierres et parfois dans les troncs d’arbre.

DÉMOGRAPHIE : 10 000 individus, bien que ce genre de colonies ne soit que très rarement observé.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Bien que les petites colonies se fassent très discrètes car soumises à de fortes pressions, cette espèce est très dominante dans son milieu. Les grosses colonies sont très agressives, rivalisant avec les grandes ponerinae ou myrmicinae . Elles sont capables de se défendre en déposant des gouttes d’acide formique sur leur proie/agresseur. Chez cette espèce, on observe un nombre important de rapports trophiques (trophallaxies). Les travailleurs peuvent être observés très loin de leur nid (plus de 20 mètres), ils sont très rapides et réagissent vivement aux mouvements. Le développement est rapide.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de miellat et de nectar provenant des pucerons qu’elle élève et des plantes grasses présentes dans son écosystème. Cette espèce est également frugivore, charognarde et se nourrira donc d’insectes ou plus rarement de viandes. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste, bien qu’en captivité certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps. En captivité on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font de début mars à mi-mai.

GYNIE : Cette espèce est strictement monogyne et ne pratique ni l’oligogynie, ni la pléométrose.

FONDATION : La fondation est indépendante et claustrale. La gyne ne sort pas de sa loge et nourrit ses larves avec ses réserves jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Le cycle de Camponotus inaequalis est endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures.

4) RÉPARTITION :

On retrouve Camponotus inaequalis sur une fine bande de terre entre la Floride, Cuba et les Bahamas. 

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 23 à 28 °C. Cette espèce est thermophile, la température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, il pourra aller jusqu’à deux mois et demi pour les majors. La nymphose se fait dans un cocon, les nymphes nues sont un signe d’hygrométrie trop importante, ils donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.

SET UP : En élevage, on privilégiera le tube (15mm ou 18mm) pour la fondation, puis la majorité des éleveurs proposeront un nid en béton cellulaire ou en ciment. Cependant, certains ont choisi avec succès une option plus naturelle : le terrarium. Avec cette espèce, il semblerait que l’effet des huiles anti-évasives soit limité, nous vous conseillons donc le couvercle.

Yann Margollé – Le Bestiolarium

HYGROMÉTRIE : environ 50/ 60%.

DIAPAUSE : Oui, obligatoire de novembre à mars entre 16 et 20 degrés.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FOREUSE ? : Cette espèce n’est pas foreuse mais se mettra a creuser si elle manque de place.

FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement cinq ou 6 ouvrières. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrir régulièrement avec des liquides sucrés.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce géniale qui par ses nombreuses qualités et ses belles couleurs ravira plus d’un éleveur. Récente sur le marché de l’exotique, Camponotus inaequalis n’a pas encore trouvé sa place chez les éleveurs, subissant la concurrence avec Camponotus substitutus et maculatus, d’autres espèces plus connues de son complexe et surtout moins rares et onéreuses.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Cette espèce, nouvellement arrivée sur le marché n’a pas encore de retour sur son maintien en captivité pendant de nombreuses années, cependant d’après les observations des éleveurs, elle semble plutôt facile d’élevage quand ses conditions sont respectées. Il semblerait également que sa grande vitesse et ses pattes élancés lui confère la possibilité de marcher sur les huiles anti-évasives sur de courte distance.

Sources et crédits :

  • Antwiki
  • antweb
  • Instagram @one_ants @extras.ants @trachymyrmex
  • Lebestiolarium (Yann M)

Photographie de couverture : extras.ants.

Fiche rédigée par Extras_ants, Trachymyrmex et One_ants

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