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Cataglyphis bombycina

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antschef
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Début du sujet
 

Bonjour à tous,

Oh oh OH !!! Calmez-vous ! Comme vous l’aurez compris dans le titre, on va parler des splendides, des extraordinaire Cataglyphis bombycina ou plus couramment appelé la fourmi argentée saharienne. Depuis un petit moment, déjà, je possède une toute jeune fondation de cette espèce tout simplement magnifique.

Je vais déjà vous décevoir, avant de vous parler du jour présent, revenons en arrière. Nous sommes le 22 avril 2022, ce jour signe le début d’un voyage d’un pays qui sera marqué à vie dans ma mémoire, un pays du Maghreb que je pourrais citer d’époustouflant, je parle bien entendu du Maroc. Magnifique pays, avec ses paysages, ses monuments, ses villes toutes plus extraordinaires les unes que les autres.

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Excusez-moi, je m’égare... Pour vous préciser le comment du pourquoi ce voyage, il faut savoir que je suis étudiant en 2ème année d’un BTSA Gestion et Protection de la Nature et lors de mon cursus, je suis amené à réaliser un voyage au Maroc dans le but de sensibiliser des enfants marocains à l’environnement. Le voyage tourne donc autour de visites et de travaux d’animations.

Départ de Montpellier et arrivé à Casablanca le 22 avril. À peine arrivée, la première direction est le désert du Sahara. Je découvre les premiers jours la richesse faunistique et floristique du désert et le 23 avril nous arrivons enfin à Merzouga, c’est-à-dire dans les majestueuses dunes sahariennes.

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Le lendemain matin est marqué par une promenade en solo dans les dunes de sable, j’admire le paysage et je remarque en contrebas d’une dune et protégé du vent, un herbier. J’ai tout de suite vu plusieurs lézards fuir sur le sable bouillant en me voyant arrivé. Ces petits lézards sont des Acanthodactylus dumerili à l’allure inoffensive sont néanmoins les prédateurs naturels des fourmis argentées. Je découvre alors très vite plusieurs C.bombycina courir sur le sable à la vitesse de la lumière, certaines cherchant des cadavres d’insectes décédés à cause de la chaleur et d’autres fuyants les lézards.

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Point important à noter, je me trouvais au milieu de la période d’essaimages des fourmis argentées. Je cherche, désespérément une gyne C.bombycina, au bout de plusieurs heures, je rebrousse chemin et  rentre au logement. Discutant dans l’hôtel avec un de mes camarades, il m’interpelle pour me désigner une bête rouge, de la taille d’une pièce de deux euros galopant entre les herbes.

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Je la récupère aussitôt et l’identifie comme Cataglyphis, après 18 heures restées sur place, nous partons pour visiter le reste du pays. Le reste du voyage sera notamment marqué par l’identification de l’espèce. Avec l’aide de la communauté, la conclusion est Cataglyphis bombycina, l’une des fourmis les moins courantes en élevage.  Je comprends alors mon erreur, c’est une espèce essaimant en bouture, la gyne s’accouple à l’extérieur du nid, tombe au sol, arrache ses ailes, puis retourne au nid mère pour une durée indéterminée. Après ce temps, elle ressort avec une dizaine d’ouvrières dans l’objectif de fonder une colonie ailleurs. J’ai malheureusement récupéré une gyne retournant au nid après s’être fait féconder. Néanmoins, je ne me décourage pas et j’essaie de maintenir madame dans les meilleures conditions, malgré le stress permanent. C’est alors que le 25 avril, je trouve dans le tube à côté de la gyne une petite bille translucide qui n’est autre qu’un œuf. OUI ! Rien n’est perdu !

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Malheureusement, elle l’a mangé le lendemain pendant le transport. Puis la semaine passe et le 29 avril conclut la fin de ce périple par le retour en avion avec comme direction la France. C’est alors que vient une problématique qui pourrait me couter un séjour de plus au Maroc, le passage de la douane avec une espèce. Sans stress, je prends la décision de la mettre dans un stique à lèvre avec un coton humide dans mon sac à dos et en prient que tout se passe bien. Par chance les douaniers n'ont rien vu aux rayons X et n’ont fait aucune fouille.

Après l’arrivé en France, je commence après avoir posés les valises à installer madame dans les meilleurs conditions que je connais à ce jour.

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Puis, je me renseigne immédiatement auprès d’éleveurs notamment, mes craintes étaient fondé, la gyne ne peut pas fonder sans ouvrières et malheureusement pour moi le boost n’a jamais vraiment été expérimenté avec succès sur cette espèce. Déjà que de base elle est très complexe à élevé à cause des ses conditions de maintiens extrêmes, ici les conditions de réussite même avec des ouvrières et ou des cocons d’une autres colonie sont minimes. Mais je ne me démonte pas et je contact alors sur Instagram des éleveurs de C.bombycina. Finalement, qu’un seul me répond favorablement contre frais de port, il envoie depuis le Royaume-Unis, quatre cocons et cinq ouvrières pour effectuer une adoption. Pendant ce temps, la gyne en plein stresse déchire le coton et semble vouloir fuir. Le 11 mai le colis arrive avec très peu de perte au final, qu’une seul ouvrière est décédé. Je m’empresse de mettre les cocons avec la gyne, mais à par le fait qu’elle sait mise enfin à se nourrir, le stresse est toujours présent. Après conseil d’éleveurs, j’installe la gyne dans l’adc des ouvrières bombycina avec un grillage les séparant pour que la gyne s’imprègne de l’odeur coloniale. Au bout de quatre jours, il ne restait plus que deux ouvrières, la gyne et les cocons. Je prends l’initiative d’enlevé le grillage, surprise la gyne fonce dans le tube des ouvrières, se frotte contre elles et se lèche pour prendre l’odeur de la colonie.

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Une des deux ouvrières se soumet aussitôt, quand à l’autre, elle ne se laisse pas faire et mord violemment la gyne. Le lendemain j’enlève donc l’ouvrière menaçante et je découvre qu’un cocon a éclos. Au final la fondation se retrouve avec une gyne et deux ouvrières. Celle-ci est installé dans un tube en verre humide à température ambiante mais avec une ADC chauffé entre 30 et 40°C. Le tournant de l’histoire commença le 20 mai, le jour ou je compte avec stupéfaction une dizaine d’œufs près de mesdames.

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Un cris de joies se fait entendre. Puis ce fut très rapide, tous les deux jours ces petites bêtes consommaient deux mouches mortes, pour donné ainsi au bout d’une 30aine de jours l’arrivé de la première ouvrière.

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C’est ainsi que se termine ce premier billet de l’extraordinaire fourmi argentée, Cataglyphis bombycina.

Merci beaucoup de m’avoir lu, je vous dis à bientôt pour la poursuite de cette aventure.

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Ce message a été modifié Il y a 3 mois 4 fois par antschef
 
Posté : 24/06/2022 9:18
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